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le blog de Batochou

Participer à l'expansion des zones de notre savoir et de notre pouvoir, et maintenir la flamme de la promesse du bonheur pour les africains.

28 mars 2008

LE JOUR OU HILLARY DECROCHERA

Tous les experts s'accordent à penser qu'aucun autre candidat qu'Hillary Clinton n'aurait pu résister aussi bravement à la « vague Obama ». Mais ils sont aussi unanimes à prédire qu'elle ne peut plus rattraper son retard.

Pourtant, les responsables démocrates semblent pétrifiés, comme devant un patient auquel on n'oserait pas annoncer le diagnostic fatal. « Si l'on parlait de n'importe qui d'autre qu'Hillary, nous déclarerions déjà Obama vainqueur », reconnaît Joe Trippi, l'ancien chef de campagne de John Edwards. Quel que soit le mode de calcul (nombre de victoires, de délégués, ou vote populaire), la sénatrice est à la traîne. Elle le resterait même si elle gagnait les dix dernières primaires, un scénario improbable. « Ça a été une campagne si bizarre qu'on hésite à faire confiance aux chiffres », observe l'analyste Charlie Cook. Mais la réalité est là : seul un événement dramatique ou une manœuvre souterraine pourrait lui permettre d'obtenir l'investiture démocrate à la convention de Denver.

Comme si cette menace était dans l'air, personne n'ose siffler la fin du jeu, quand bien même il risque, en s'éternisant, de profiter à l'adversaire John McCain. Quiconque a l'audace d'anticiper la fin prévisible de la partie est aussitôt plaqué sans ménagement par l'équipe Clinton. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, vient de recevoir une lettre signée par 21 bienfaiteurs démocrates rappelant avec insistance leurs généreuses contributions au parti. Ils lui reprochent d'avoir dit qu'à son avis, les superdélégués (siégeant ès qualité à la convention) ne devraient pas modifier le résultat du vote populaire. « Les primaires ne sont pas finies et nous vous prions instamment de clarifier votre position sur les superdélégués », écrivent ces supporters de Clinton.

Le souvenir de 1924

À ses partisans, l'ancienne First Lady promet de poursuivre la lutte « jusqu'à Denver ». Elle y est encouragée par son mari, jamais enclin à concéder une défaite. « Quand elle gagne du terrain, ils disent : mettons fin à tout ça, ne nous divisons pas », ironise Bill à propos de l'équipe adverse. Les sondages indiquent pourtant que 20% des électeurs d'Obama et de Clinton préfèreraient voter pour McCain en novembre que pour leur rival démocrate. « Elle est incroyable, elle possède l'audace du sans espoir », commente David Brooks dans une allusion aux mémoires d'Obama, « L'audace de l'espoir ». Le chroniqueur conservateur du New York Times évalue ses chances à 5% et prédit sa « longue défaite : pendant trois mois ou plus, la campagne va continuer sur le mode Verdun. »

Newsweek a fouillé le passé pour voir si les Clinton savaient perdre. Le magazine a découvert « leur côté sombre » : « l'auto-apitoiement maussade » de Bill après avoir perdu le poste de gouverneur de l'Arkansas en 1980, « la paranoïa et le désir de revanche » d'Hillary. Si 75% des démocrates rêvent d'un « ticket » Clinton-Obama (ou Obama-Clinton), à en croire un sondage Gallup, c'est surtout parce qu'il offrirait la solution la plus simple au problème. En même temps, les deux tiers sont lucides et s'attendent à ce que le pugilat se poursuive jusqu'à la convention. Dans un article hilarant, le Washington Post a revisité le cauchemar du forum de 1924, où 103 tours de scrutin avaient été nécessaires pour produire un vainqueur, John Davis, laminé quatre mois plus tard par le républicain Calvin Coolidge.

« Ou bien le parti s'aligne derrière le candidat en tête au mois de juin, ou bien il s'autodétruira en août à Denver », prédit le consultant démocrate Bill Carrick. Encore faudrait-il qu'Hillary se retire avec grâce ou qu'on la pousse vers la sortie. Le gouverneur du Tennessee, Phil Bredesen, suggère d'organiser une sorte de caucus des superdélégués avant l'été afin de régler la question. Barack Obama s'y montre favorable, estimant que le candidat investi n'aura pas trop de deux mois supplémentaires pour préparer sa campagne contre John McCain. Hillary Clinton préfèrera-t-elle l'option 1924?

Philippe Gélie

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11 mars 2008

Les Camerounais exploités des palmeraies de Bolloré: La France contre l'Afrique(suite)

En grève, les ouvriers dénoncent des conditions de travail et de vie indignes.

Qu’est ce qui se passe dans les médias français ? Moins d’une semaine après le reportage « révolutionnaire » diffusé par France 2 sur le patrimoine « volé » des chefs d’Etat africains, voici qu’un autre journal s’y mêle, avec un article sur l’exploitation des travailleurs par un puissant groupe français, dont le PDG est par ailleurs « ami » du nouveau président Sarkozy.

Pour ceux qui n’ont pas pu le lire , je vous livre cet article en complet.

C’est un Germinal sous les tropiques qui se joue dans la palmeraie de Kienké, dans le sud-ouest du Cameroun. Dans cette plantation de palmiers à huile de 9 000 hectares de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm) - filiale d’un groupe belge, Socfinal, lui-même détenu à près de 40 % par le français Bolloré aux côtés de son traditionnel partenaire, la famille belge Fabri -, les ouvriers sont en colère. Depuis novembre, ils ont plusieurs fois fait grève contre leurs conditions de vie et de travail. En retour, la police a arrêté et détenu pendant quelques jours leur leader, Michael Agbor.

«Une journée ne suffit pas pour décrire nos souffrances», assure Albert, un ouvrier. Depuis plusieurs années, il vit en permanence dans la palmeraie. Six jours par semaine, il coupe de lourds régimes de noix de palme. Sans gants pour protéger ses mains : ses paumes ont pris la couleur orange des noix que Socapalm transforme en huile de cuisine. Chaque matin, il s’entasse avec ses collègues et le matériel de coupe dans les camions, des épaves, qui s’enfoncent dans la plantation pour charger les régimes. Le soir, il doit marcher, parfois sur une quinzaine de kilomètres, pour rentrer dans un des sept campements d’ouvriers installés au cœur de la plantation.

«Esclaves». Le tout pour pas grand-chose : il gagne 22 francs CFA pour un régime de 15 kg. En moyenne, il touche 35 000 francs CFA (environ 53 euros) par mois, ce qui ne lui permet pas de vivre décemment. Il a néanmoins plus de chance que ceux qui coupent les régimes de 10 kg pour 8 francs CFA. «Les retenues sur nos salaires sont courantes. Nous sommes souvent payés en retard voire pas du tout», précise-t-il. Albert n’est pas affilié à la sécurité sociale et n’a pas de couverture médicale. «Beaucoup voudraient partir mais ne le peuvent pas, parce qu’ils n’en ont pas les moyens et parce qu’ils attendent qu’on paie leurs arriérés de salaire», affirme-t-il. «Nous sommes les esclaves de la Socapalm», soupire un de ses collègues. Ce n’est cependant pas auprès de l’entreprise, qui contrôle 80 % du marché de l’huile de palme au Cameroun, qu’ils peuvent se plaindre : celle-ci ne les emploie pas directement, mais a passé des contrats de sous-traitance avec une soixantaine de sociétés pour la gestion de l’essentiel de la main-d’œuvre.

«Nous savons que les ouvriers ne s’en sortent pas, que leurs employeurs les paient en retard», reconnaît Marc Mutsaars, le patron de Socapalm. La situation est la même dans les autres plantations du pays, explique-t-il pour tempérer. Il assure que l’entreprise va réduire de moitié le nombre de sous-traitants pour mieux contrôler leurs pratiques. Cette mesure permettra-t-elle d’améliorer aussi les conditions de logement ? «Nous vivons comme des animaux», indique, dégoûté, Albert. Il n’y a pas d’eau, pas de sanitaires et seulement quelques heures d’électricité par jour dans le campement où il vit avec sa famille. Surpopulation, insalubrité et promiscuité font le reste du quotidien de ces vieilles baraques de bois grisâtre et étroites, collées les unes aux autres. Un hôpital, des écoles pour les enfants qui habitent trop loin de l’unique établissement scolaire de la plantation : Michael Agbor tient scrupuleusement la liste des réclamations depuis qu’il a été élu à la tête d’une sorte de syndicat, créé il y a quelques mois par les ouvriers.

«Notre messie». Vulgaire «agitateur» pour Socapalm, il est devenu un héros dans les campements. Ses collègues, qu’il estime au nombre de 10 000, savent que son intransigeance et sa détermination face aux entreprises sous-traitantes sont exceptionnelles dans un pays où les syndicats sont systématiquement achetés. Le lendemain de son arrestation, en décembre, certains ont marché sur 15 km, jusqu’à Kribi, où il avait été amené par la police, en scandant : «No Michael, no work!» «Nous n’avons pas peur, nous sommes tous mobilisés», commente Albert. Il raconte comment l’électricité a été coupée dans son campement lors du dernier débrayage. «Qu’ils fassent grève. Quand ils auront faim, ils reviendront travailler», leur auraient répondu les patrons.

«Michael est notre messie», avouent plusieurs salariés de Socapalm, mécontents de leurs salaires et de leurs conditions de vie. De peur des représailles, ils restent cependant à l’écart des mouvements des ouvriers. Michael Agbor a fait également profil bas pendant plusieurs jours en janvier. Après que des représentants des autorités camerounaises lui ont glissé : «Si tu continues, on va te tuer.» Il venait de refuser l’augmentation de 3 francs CFA par régime proposée par les sous-traitants. Depuis, ses collègues lui ont conseillé de ne plus travailler dans la plantation.

De notre correspondante au Cameroun FANNY PIGEAUD

QUOTIDIEN « libération » : mardi 11 mars 2008

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07 mars 2008

« La France contre l’Afrique » : une nouvelle preuve

Après les révélations de France 2, une nouvelle ère?

L’on peut à juste titre penser que les disciples de Mongo Beti sont incrustés dans les artères de la chaîne publique française. En effet, il faut souligner le courage de la rédaction de cette télévision, qui, à jeté un pavé dans la marre, en révélant ce que les africains dénoncent depuis, uniquement dans les écrits, les journaux, les marches et autres actions contestataires.

Il faut espérer que un après 03 mars dans la télévision publique française. Lorsque l’on connaît la force de mobilisation des médias occidentaux, il est absolument sûr que l’espoir de l’Afrique dépend aussi du courage éditorial des médias français.

Ceux-ci ont une forte influence sur la structuration de l’opinion publique, qui est souvent ignorante de la grosse gabegie dans les pays africains avec l’onction de la justice française.

Deux voies sont à explorer :

-La première et la plus solide est celle de l’indépendance de la justice française. Tous les dossiers classés, le sont à cause du diktat de l’Élysée sur les magistrats. Contrairement aux Etats-Unis, la justice française n’est pas indépendante, le Président a encore un grand pouvoir, exactement comme en Afrique. Si cette justice ne devient pas indépendante, toutes les affaires risquent d’être classées, malgré la volonté de certains présidents de changer les choses. A moins que les plaintes ne tombent dans les mains des juges intrépides. Je n’aimerais pas citer leurs noms ici. L’actualité récente en France nous en donne au moins 5.

Cette voie a l’inconvénient d’être longue, mais dans la marche inéluctable de la modernisation des institutions politiques, elle se révèlera incontournable dans les 10 prochaines années.

A ce propos , tous les africains qui veulent le changement doivent soutenir l’action de cette association qui fait un travail en dehors de la polémique, de l’injure, de l’approximation. Ses preuves sont solides et contiennent une grande cohérence(vérité) juridique. Si nous sommes dans les états de droit, nos plaintes doivent être fondées en droit, et suivre toutes les arcanes juridiques prévues. Merci à l’association sherpa (www.asso-sherpa.org)

-Une autre possibilité serait celle de la grande mobilisation de l’opinion africaine, française et mondiale. A ce propos, nous souhaitons que la grande campagne lancée par les vedettes et stars comme le désormais légendaire Bono, ne vise pas seulement l’annulation de la dette, ou la lutte contre la pauvreté. La source des maux est là : nos présidents.

Bill Gates n’a pas besoin de mettre des milliards de dollars dans la lutte contre le sida, il doit faire diffuser sur le net la liste des criminels voleurs et les preuves détenues par l’association sherpa.

Il ne faut plus distraire les africains. L’essentiel de la lutte est dans la continuité de ce que France 2 a inauguré dans son journal télévisé. Il ne faudra pas attendre qu’elle fasse plus. Nous devons prendre la relève.

Plusieurs façons de prendre la relève :

-adhérer massivement à l’association sherpa et aux autres types d’association qui démontent à l’aide des schèmes juridiques les détournements , corruptions dont sont coupables nos dirigeants

-diffuser partout où besoin se fait sentir toutes les preuves juridiques disponibles du vol de l’argent des contribuables par les grands bandits pompeusement appelés « chefs d’état »

-compléter ces preuves, en mettant les meilleurs juristes sur les traces des détournements

-Convaincre les organisations mondiales d’axer leurs efforts sur la mobilisation de l’opinion mondiale autour des preuves disponibles de vol de l’argent des pauvres populations d’Afrique.

-En France , ce jour c’est le concert des enfoirés pour les resto du cœur, on peut prendre l’exemple de ces méga concerts pour alerter et sensibiliser tout le monde sur les crimes financiers des Présidents africains.

Les grandes campagnes de lutte contre la corruption perdent le temps et surtout l’énergie de l’espoir à nos peuples ; si chaque organisation(Nations unies, Unesco, Banque mondiale, UNICEF….) publient juste les noms des criminels et les preuves, cela fera bouger les choses.

Comme nous sommes à l’ère de l’internet, si Yahoo, Google, Youtube, et autres mettent en ligne tous les documents qui prouvent le détournement de l’argent en Afrique, cela fera changer les choses en moins de 2 ans.

Il faut y croire. En réalité il s’agit d’un combat majeur pour toutes les nouvelles générations. L’heure n’est plus aux discours, théories et dénonciations : tous les grands intellectuels engagés l’ont fait avec plus de talent que nous.

Il ne s’agit pas de se lancer dans la révolution rouge, estampillée du sang des masses laborieuses. Nos criminels ont une soif poussée du sang de leurs peuples. Ils en ont assez bu.

La seule stratégie valable est celle qui prend en compte les preuves juridiques de détournements, la diffusion de ces preuves dans tous les médias(presse, Internet, mobiles, concerts, pressions sur les organisations internationales…).

Mongo Beti et les autres intellectuels africains avaient décrié la « françafrique ». France 2 l’a suivi 50 ans après. Nous n’allons pas attendre un siècle pour provoquer un changement intelligent, nourri aux sources du droit, des technologies du numérique et de la paix.

Il est temps de lancer une grande mobilisation des opinions publiques pour pousser Paris à aller jusqu’au bout de sa logique « officielle », à savoir en finir une fois pour toutes avec la françafrique.

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03 mars 2008

Les dirigeants africains: grands criminels

France 2 a révélé dans son journal du lundi 03 mars à 20 heures, comment nous sommes dirigés par de grands criminels, tous protégés par la justice française. Que peut faire SARKOZY ?

Une enquête préliminaire française pour le chef de détournement de biens publics contre plusieursprésidents africains vient d’être classée sans suite en dépit de la révélation de biens de luxe, de voitures et de dizaines de comptes en banque valant des dizaines de millions de dollars appartenant aux dirigeants, à des membres de leurs familles ainsi qu’à de proches collaborateurs. Bien que constituant la première du genre en France, l’enquête constituait un test-clé suite à l’appel du président Sarkozy pour « un nouveau partenariat entre l’Afrique et la France dans leur engagement en faveur de la lutte contre la corruption ». L’investigation a pris fin en novembre 2007, suite à la décision du Parquet de Paris jugeant les infractions « insuffisamment caractérisées ».

L’enquête fut lancée en juin 2007 à la suite d’une plainte déposée par trois organisations non gouvernementales – Sherpa, Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora – alléguant que des familles dirigeantes d’Angola, du Burkina Faso, du Congo Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Gabon avaient acquis des biens en France pour des millions d’euros, sommes qui ne pouvaient

provenir du fruit de leurs salaires officiels.

« Sherpa et Survie, comme l’a fait Global Witness, ont mené une campagne contre le manque detransparence, la corruption et le détournement des biens publics en Afrique, particulièrement dans les pays africains riches en ressources naturelles et nous sommes extrêmement préoccupés que cette affaire ait été classée sans suite, considérant le nombre important de preuves apportées par l’enquête policière » déclare William Bourdon, Président de Sherpa. « Nous envisageons de déposer plainte avec constitution de partie civile en France pour garantir la poursuite de cette

action emblématique ».

Selon des documents vus par Sherpa et Global Witness en janvier 2008, la police française a dévoilé des centaines de pages de preuves documentaires relatives aux biens des familles dirigeantes du Burkina Faso, du Congo, de la Guinée Equatoriale et du Gabon.Les points clés de l’enquête policière incluent :

- Teodorin Obiang, le fils du dictateur de la Guinée équatoriale, pays riche en pétrole, a acheté de nombreuses voitures de luxe incluant deux Bugatti Veyrons – considérée comme la voiture la plus rapide du monde – coûtant plus d’un million d’euros l’unité début 2006. Une enquête menée par Tracfin, la cellule française anti-blanchiment, relative aux paiements effectués conclut en novembre que « les flux [financiers] mis en exergue […] sont des lors susceptibles de traduire le blanchiment du produit d’un détournement de fonds publics». Une semaine plus tard, l’enquête fut classée sans suite.

- En 2004, la femme du président Bongo, qui n’est pas membre du gouvernement, a acheté une voiture de luxe Maybach de 300 000 € payée intégralement par le Trésor du Gabon. Aussi, le Trésor a versé 70 000 € supplémentaires qui ont servi à l’achat d’une Mercedes pour la fille du Président. Cette fille a acheté une autre Mercedes payée également en partie par le ministère des Finances gabonais.

- Des membres de la famille des présidents Sassou Nguesso du Congo Brazzaville et Omar Bongo du Gabon détiennent des douzaines de maisons et appartements à Paris et dans le sud de la France, dont certains ont une valeur de plusieurs millions d’euros.

La Guinée équatoriale est l’un des pays les plus pauvres du monde en terme de développement humain, bien qu’ayant le 4e PIB per capita mondial. En novembre 2006, Global Witness a révélé que Teodorin Obiang avait acheté une maison de 35 millions de dollars à Malibu, son salaire n’étant que de 5 000 dollars par mois. Le Gabon et le Congo Brazzaville, également des pays riches en pétrole, empochent des milliards de dollars mais

restent englués dans la pauvreté.

En juillet 2007, la Haute Cour de Londres a bloqué une tentative du fils du président congolais Sassou Nguesso d’interdire Global Witness de publier des documents suggérant  qu’il avait réalisé, selon les mots du juge, des « profits personnels secrets » de la vente de pétrole de l’Etat et qu’il avait dépensé des milliers de dollars en biens de marque de luxe.

La France a ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption et soutient l’initiative de transparence des industries extractives (ITIE), un effort global pour réduire la corruption et le détournement des revenus issus du pétrole, du gaz et de l’extraction minière. Sarah Wykes, chargée de campagne à Global Witness a commenté : « Il est incroyable que cette enquête n’ait pas été poursuivie par les autorités françaises. Quel est le sérieux du message envoyé par la France dans la lutte contre la corruption des

dirigeants politiques et la promotion du développement en Afrique ? »

Contact Presse

· William Bourdon, President, SHERPA : +33 (0) 1 42 60 32 60 ou +33 (0)

608 45 55 46

· Sarah Wykes, Global Witness : +44 (0)207 561 5663 ou +44 (0)7703108449

· Olivier Thimonier, Secrétaire général SURVIE : +33 (0)1 44 61 03 25

· Benjamin Moutsila, Federation des Congolais de la Diaspora : +33 (0)

683121292

Communiqué de presse

Le 31 janvier 2008

Site web : www.asso-sherpa.org

Posté par batotchou à 21:19 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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