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le blog de Batochou

Participer à l'expansion des zones de notre savoir et de notre pouvoir, et maintenir la flamme de la promesse du bonheur pour les africains.

11 janvier 2008

L'arrogance européenne (1)

Beaucoup de choses ont été écrites sur le dernier sommet Europe-Afrique de Lisbonne. Il me semble pour ma part que s'il y a une leçon à retenir de ce grand raout, c'est que l'arrogance européenne se porte toujours aussi bien, et qu'elle est souvent accompagnée d'une sorte de schizophrénie qui, à certains égards, est fascinante.

kadhafi_sarkozyAinsi de Nicolas Sarkozy. Même si on le sent pressé de renouer avec la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo pour y défendre les intérêts de ses amis du CAC 40, il ne peut se départir d'une suffisance bien déplacée dans le contexte. La rencontre entre les présidents français et ivoirien est "un pas vers une certaine forme de normalisation, laquelle normalisation n'aura lieu définitivement qu'après des élections transparentes". Vertueuse posture, mais qui est franchement risible : tous les observateurs avisés savaient bien qu'après Lisbonne, Nicolas Sarkozy accueillerait en grande pompe à Paris, et pendant cinq jours, un Mouammar Kadhafi qui ne manque pas une occasion de brocarder le fait électoral et la démocratie à l'occidentale. Pourquoi Sarkozy n'attendrait pas une mise à niveau démocratique de la Libye comme il dit vouloir le faire pour la Côte d'Ivoire ? Il suffit de regarder en direction d'Anne Lauvergeon, patronne d'Areva (multinationale française spécialisée dans l'énergie nucléaire). A partir d'un certain nombre de milliards, les Européens remisent leur plaidoirie pour les droits de l'homme. La France n'a-t-elle "mangé" à la table de Saddam Hussein malgré tous les cadavres qu'il avait dans le placard ? Qu'est-ce que la jolie Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme qui critique ouvertement les choix présidentiels) ne comprend-elle pas là ? Au demeurant, l'Europe peut-elle se permettre, dans le climat de concurrence rude qui caractérise la mondialisation, de ne faire du commerce qu'avec les pays respectant les principes de la démocratie libérale ?

Le même Nicolas Sarkozy s'est réjoui, selon Frat-Mat, de ce que Laurent Gbagbo n'était pas le concepteur de l'ivoirité. Il sarko_ivoirit_reste que Gbagbo aurait pu lui répondre qu'entre les tests ADN, le resserrement du régime du regroupement familial et les reconduites à la frontière de plus en plus nombreuses, c'est plutôt à l'Afrique de disserter sur la xénophobie européenne. Scandaleuse hypothèse ? Oui, si l'on n'a pas "écrasé" dans son disque dur le logiciel de l'arrogance européenne.

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Posté par batotchou à 20:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cecilia SARKOZY : une icône ?

Avant son élection, le président français affirmait que « Cécilia, c’est mon seul problème » ; dès que l’on plonge dans les premiers extraits de la biographie rédigée par Anna BITON, l’on n’est pas loin de dire que SARKO avait raison. Mais elle n’est pas un problème seulement pour le président, elle l’est aussi pour l’observateur lointain qui reste hostile à la frénésie médiatique autour de l’ex première dame. Pourquoi ?

Partons de cette confidence faite par la concernée à BITON : « Richard ATTIAS, c’est la personne que j’ai le plus aimée dans ma vie. Je crois que je n’avais jamais aimé, avant lui ». Voilà une déclaration sincère qui nous plonge dans les arcanes du psychisme féminin qui est essentiellement complexe, instable, énigmatique. La preuve, Cécilia n’a jamais aimé Sarko, encore moins Jacques MARTIN (paix à son âme), et les autres. Ah les pauvres.

On doit vraiment être ravi de savoir que ce n’est qu’à 50 ans que notre chère ex-première dame vit ce qu’elle considère comme l’amour de sa vie ; il n’est jamais trop tard, et n’y a pas d’âge pour aimer.

Mais comment croire cette femme ?

Si ATTIAS est l’homme de sa vie, pourquoi avoir abandonné leur appartement de New york pour revenir vers SARKO, « le pingre », l’homme qui ne « fait pas président de la république » ?

Certains affirment qu’elle l’a fait par loyauté, pour « aider » son mari à conquérir l’élysée. Argument qui est contradictoire avec la nature de l’amour. Comment une passionnée peut-elle avoir la clarté d’esprit pour penser au devoir, à l’acte de raison ?

Dans cette histoire, Ce n’est pas Cécilia qui est à plaindre, mais l’ensemble des médias français qui érigent cette femme en icône de la féminité, ou du féminisme ; on la hisse au rang de mythe, juste parce qu’elle a craché sur le pouvoir. Certes c’est une décision à saluer, mais le problème, c’est le fait qu’elle a fondé des familles sans amour. Voilà le hic, superbement ignoré par les journalistes. Il faudrait aussi voir éventuellement en elle les symptômes d’une faille psychique.

Si les psychanalystes n’abordent pas cet aspect, on aurait rendu un très mauvais service aux jeunes filles européennes qui sont à la recherche des repères, dans des pays où la liberté totale se mêle intimement à l’extrême dilatation des valeurs. Si tout le monde consent à ériger en icône une femme qui a passée 30 ans dans 2 mariages scellés dans des pays de liberté, et ceci sans aimer, c’est qu’il y a problème. Elle n’a jamais été forcer d’aller en mariage, elle aurait simplement fait comme la star américaine, Jenifer Aniston, qui, à défaut de trouver l’amour de sa vie comme géniteur, préfère se faire inséminer le sperme d’un ami.

Aniston est cohérente dans sa décision ; et si elle se met dans un mariage, l’heureux élu saura qu’il l’a été pour toutes sortes de raisons, à l’exception de l’amour.

Les femmes sont libres d’aimer ou pas, de feindre ou d’être sincères. Mais les médias ont une grande responsabilité dans l’éducation, la promotion et la diffusion des valeurs.

Posté par batotchou à 20:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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